Wednesday, March 19, 2008

Technologies émergentes 2008







Technologies émergentes 2008

Articles Innovation, R&D Technologies

Par Hubert Guillaud le 03/03/08 | Aucun commentaire | Page vue 2,354



Chaque année, la Technology Review nous offre son palmarès des technologies qui, selon elle, marqueront l’année qui vient. Pour 2008, on remarquera qu’ont été sélectionnées un certain nombre de technos qui touchent à l’incertitude, à la complexité, aux rapports sociaux. Il semble bien que les chercheurs s’aventurent aujourd’hui dans des domaines dangereux où les certitudes bâties par Newton et Descartes s’effondrent.

Ainsi, on ne peut être qu’étonné par ce projet d’un nouveau modèle de processeur “probabiliste”, autrement dit capable de se tromper légèrement dans ses calculs. Quel intérêt ? En fait, les processeurs dépensent beaucoup d’énergie pour éviter toute erreur. Lorsque les premiers ordinateurs ont été créés, ils devaient essentiellement gérer des tâches pour lesquelles l’exactitude était une exigence fondamentale, que ce soit le lancement de fusées ou les bilans comptables. Mais aujourd’hui, on manipule des informations beaucoup plus floues, comme le son ou la musique. Quelle importance si le processeur se trompe un peu sur la couleur d’un pixel, sur la tessiture d’un instrument de musique ou la hauteur d’une note ? Après tout, la compression “avec perte” (comme le mp3) nous a habitué à ces petites infidélités qui se trouvent en dessous du seuil de perception. En utilisant un tel système “probabiliste” on peut largement faire baisser le voltage nécessaire aux processeurs, et allonger la durée de vie des batteries des ordinateurs portables ou des mobiles. Mais dans un avenir plus lointain, le système permettrait de continuer l’amélioration constante des processeurs décrite par la fameuse “loi de Moore”. La miniaturisation approche en effet un stade, celui de la physique quantique, où l’on ne peut plus être exact de toute façon, ou la probabilité devient la règle. Or ce nouveau type de processeur intègre justement une “logique probabiliste” qui peut gérer ce genre d’incertitudes.

Encore de l’inconnu, de l’imprévu : comment modéliser la surprise ? Cela peut sembler une contradiction dans les termes, car la surprise, c’est presque par définition ce qu’on n’arrive pas à modéliser. Pourtant, ce n’est pas la première fois que des chercheurs essaient de décrire l’inattendu : les multiples théories du chaos, de la complexité, les systèmes multi-agents en témoignent. Mais ces recherches restent pour la plupart extrêmement théoriques. Eric Horvitz, qui dirige le groupe “Systèmes adaptatifs et Interaction” au sein de Microsoft research,a essayé de développer une application pratique. Il a donc créé Smartphlow, qui observe le trafic de la ville de Seattle et envoie des alertes aux conducteurs uniquement lorsqu’il se passe un évènement inattendu : par exemple un bouchon dans une rue généralement fluide. Horvitz espère par la suite appliquer ses techniques à d’autres domaines, par exemple la prédiction de conflits armés.

Le comportement humain, voilà encore un phénomène bien difficile à modéliser. Au MIT, Sandy Pentland utilise les téléphones cellulaires pour repérer un certain nombre de constantes dans les actions des différents utilisateurs. Il aimerait que les téléphones portables se montrent encore plus capables de capter des informations sur leur utilisateur, comme leur activité physique. Une telle indiscrétion permettrait, selon lui, d’examiner et d’améliorer les conditions de travail, le bien-être des communautés, et même de prédire les épidémies ou l’état de santé d’un utilisateur (voire ce que nous disions de cette fouille de la réalité).

Encore de la complexité avec la “connectonomie”, l’une des deux technologies touchant aux neurosciences dans ce top dix 2008. Le travail de Jeff Lichtman à Harvard consiste à cartographier les interactions entre neurones au sein du cerveau des mammifères. Jusqu’ici, les scientifiques ne disposaient pas de diagrammes leur permettant de saisir d’un coup d’oeil l’ensemble d’une configuration de plusieurs centaines de neurones.

Peut être un jour Lichtman utilisera-t-il pour ses travaux des “magnétomètres atomiques”, la seconde des technologies sélectionnées cette année ayant un rapport avec les neurosciences. Les capteurs de champs magnétiques sont en effet utilisés pour obtenir des images précises du cerveau grâce à la technique de l’IRM (imagerie à résonance magnétique), mais ils ont bien d’autres usages, notamment en chimie. Problème : pour obtenir des données assez précises, il faut un capteur énorme. Le physicien John Kitching a mis au point des capteurs très précis d’une taille analogue à celle d’un grain de riz. Si sa technologie se généralise, on pourrait donc par exemple concevoir des appareils à IRM beaucoup plus petits, et peut être même portables.

Dans la série “small is beautiful”, la TechnologyReview a également placé dans sa sélection des “nanoradios”, basées sur un unique nanotube. Ces radios sont si petites qu’il pourrait un jour devenir possible de les implanter directement dans le corps : elles seraient alors en mesure d’envoyer des informations sur la santé de leur porteur à un détecteur situé à l’extérieur.

On a vu que le processeur probabiliste était un moyen de contourner la loi de Moore. Une autre possibilité serait de remplacer le silicium par le graphène, un cristal de carbone des plus communs, puisqu’à l’origine du graphite de nos crayons noirs (mais également des nanotubes et des “fullerènes”). Selon Walter de Heer, du Georgia Institute of Technology ce nouveau matériau pourrait multiplier la vitesse des ordinateurs de demain : “Il existe une limite physique à la vitesse du silicium, un point au-delà duquel vous ne pouvez plus accélérer ses performances. Nous sommes actuellement bloqués au niveau du gigahertz. Mais avec le graphène je crois qu’on pourrait monter jusqu’au térahertz - mille fois un gigahertz…” Le site de Futura-Sciences a publié un dossier très intéressant sur le graphène et ses propriétés.

Deux autres des technologies mentionnées par la TechnologyReview concernent l’énergie. La première est la généralisation de l’électricité sans fil. Aujourd’hui, transmettre de l’énergie sans fil est compliqué : par les ondes radio, la déperdition est trop importante ; en utilisant le laser, la technique de réseau point à point pour relier les appareils est trop contraignante. D’où l’idée de Marin Soljačić, professeur de physique au MIT, d’essayer une autre piste : celle de la résonnance, qui repose sur le fait que deux objets émettant à une même fréquence échangent une grande quantité d’énergie. L’exemple classique c’est celui du verre qui explose quand un chanteur parvient à émettre un son à la même fréquence que le verre. Les premières expérimentations sont plutôt concluantes, même si elles portent sur de courtes distances (quelques mètres) et de faibles puissances (60 watts), avec une déperdition en diminution par rapport à d’autres technologies (50% de la puissance pour l’instant). Contrairement aux techniques de recharge par induction proposées par Powercast, Fulton Innovation ou WildCharge, la technologie de Soljačić permettra peut-être un jour de recharger automatiquement des batteries, sans avoir besoin de tablettes de chargement.

L’autre technologie énergétique émergente couronnée par la Technology Review se base sur les travaux visant à améliorer la production de biocarburants à partir de la dégradation de la cellulose, et utilisant des matériaux comme le bois, la paille ou les déchets agricoles. Contrairement aux autres techniques de création de biocarburant, cette “filière cellulosique” n’utilise pas de ressources alimentaires comme le maïs ou la canne à sucre. Elle est aussi plus écologique : elle est capable de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 87% par rapport aux dérivés du pétrole. A titre de comparaison, un biocarburant comme l’éthanol produit à partir du maïs ne réduit ces émissions que de 18 à 28%. Mais hélas, la production de biocarburant cellulosique à l’échelle industrielle est chère et non rentable. Frances Arnold, professeur d’ingénierie chimique et de biochimie au Caltech pense avoir trouvé la solution : les enzymes. En effet, une seule de ces protéines suffit à transformer le maïs en sucre, lequel est une source d’énergie. Mais au contraire, il faut tout un groupe d’enzymes, pour dégrader la cellulose et produire de l’énergie. Frances Arnold cherche à créer des micro-organismes capables d’effectuer ce travail de manière plus efficace. Pour cela, elle a utilisé une technique “d’évolution dirigée” pour créer une multitude de séquences ADN capables de coder de nouvelles protéines. Puis elle insère ces gènes mutants dans des bactéries pour tester leur action. En effet, il ne s’agit pas seulement de trouver un bon enzyme, mais de constituer un “groupe de travail” de plusieurs d’entre eux, susceptible de collaborer efficacement.

La seule technologie web a avoir été distinguée est celle des applications web offline, comme celle développée par Adobe avec AIR (Adobe Integrated Runtime), permettant d’accéder à des applications en ligne et hors ligne (voir les applications déjà disponibles). Pour Kevin Lynch, architecte logiciel chez Adobe, ce type d’applications hybrides devrait permettre aux utilisateurs de tirer simultanément avantage de l’internet comme des capacités de leurs propres machines. AIR est un environnement d’exécution, une couche logicielle qui permet à un même programme de fonctionner sur tout type de système d’exploitation ou de matériel : un logiciel développé à partir d’AIR n’aura donc pas besoin d’être adapté pour fonctionner sur différents systèmes. Pour Lynch, AIR est la réponse à l’évolution du web vers un média plus interactif. Alors que le navigateur était créé pour les pages web, Lynch estime que nous avons désormais besoin d’interfaces plus appropriées pour le “web logiciel” que nous utilisons aujourd’hui.

Rémi Sussan et Hubert Guillaud





Tuesday, March 18, 2008

Vénus en bleu announcements


Some announcements:

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Présentation des Basiques de Leonardo/Olats, dans le cadre du cycle "Art, technologie, culture"
jeudi 20 mars, 18h30, au Cyber de la Friche, 41 rue Jobin 13003 Marseille

Les Basiques sont des ouvrages pédagogiques édités en ligne par Leonardo/Olats. Ils proposent des connaissances, des références, des informations de base ainsi que les principaux questionnements autour du champ de l'art et des techno-sciences.

Cette rencontre est l'occasion d'en rencontrer les deux premiers auteurs: Annick Bureaud, critique d'art et rédactrice en chef de Leonardo/Olats (pour L'art multimédia) et Philippe Bootz, poète, chercheur et animateur de la revue Alire (pour La littérature numérique).

entrée libre
Pour plus d'informations : 04 95 04 95 04 / 04 95 04 95 12


2

THE STATE OF TASTE

LE GOÛT DANS TOUS SES ÉTATS

AN INTERNATIONAL BILINGUAL (FRENCH/ENGLISH) CONFERENCE

COLLOQUE INTERNATIONAL BILINGUE (FRANÇAIS/ANGLAIS)

MARCH 28-29, 2008

UNIVERSITY OF SOUTH FLORIDA, TAMPA

Friday March 28, 2008: Grace Allen Room (Library 4th floor) 9:00 am-5:30 pm

Saturday, March 29, 2008: Teco Room, College of Education) 10:00 am-6:00 pm

OPEN TO THE PUBLIC, ADMISSION FREE.

This international conference will explore the integrative concept of taste in all its various meanings and the way they interact: sensorial, social, aesthetic and moral. How does taste govern behaviors and structure society? How taste is socially motivated and shaped? What role does taste play in the construction of values and in the history of culture, in such fields as food and social habits, mentalities, ideologies, literature, the fine arts, music, fashion, definitions of beauty and style? How does taste appear and evolve with time and space? In the aesthetic world is taste (and its stereotyped division: good/bad taste) an old-fashioned category and a useless notion in our fast-evolving society, or is it a typical and essential human way of perceiving and classifying things that matter to us, such as laughter and the erotic? Those are some of the questions that this conference will try to address.

Ce colloque international va explorer le concept fédérateur de "goût" dans tous les sens (alimentaire, esthétique, social, moral) et la façon dont ils s'influencent réciproquement. Comment est-ce que le goût affecte les conduites et structure la société? Comment est-ce que le social oriente et même définit le goût? Quelle place occupe le goût dans la culture en général de nos jours, autant que dans l'histoire des mentalités et des sensibilités? Quels sont ses critères en littérature, dans les Beaux-arts, en musique, dans la mode, dans les définitions de la beauté? Comment est-ce qu'il se forme, se manifeste et évolue dans le temps? Dans l'univers esthétique, le goût (et sa division stéréotypée: bon goût/mauvais goût) est-il une notion désuète et inutile, en voie de disparition dans notre monde en mouvement? Ou est-ce le propre de l'être humain, autant qu'on a pu le dire du rire ou de l'érotique, un mode essentiel de perception du monde et de classement des choses qui nous importent? Voilà quelques-unes des questions auxquelles ce colloque va tenter de réfléchir.

3


Annonce du séminaire Art & Cognition

Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (CNRS - EHESS) & Institut
Jean
Nicod (CNRS - ENS - EHESS)

Lieu : salle de réunion du CRAL, École des Hautes Études en Sciences
Sociales,
96, Bd. Raspail, 75006 Paris.
Jour et horaire : Le lundi, de 9h15 à 11h15 (second semestre 2008).
Organisateurs : Elena Pasquinelli (Partie I), Gesine Hindemith (Partie I),
Nicolas Bullot (Partie II).

Note : La participation est libre et gratuite. Toutefois, les personnes
souhaitant venir au séminaire sont priées de d'envoyer un email à Gesine
Hindemith (à cette adresse : gesine.hindemith@ehess.fr ). Nous utiliserons
une
liste de participants pour communiquer les articles discutés lors de chaque
séance et pour prévenir chacun en cas de changement du programme.

Courte description :

A partir de l'exemple des arts audio-visuels, et en particulier de l'usage
des
sons au cinéma (séances 1, 2), le séminaire explorera des pistes de recherche
sur l’art et les faits esthétiques inspirées par la philosophie de
l'esprit et
les sciences cognitives. La compréhension de l’usage du son au cinéma devrait
en effet être aidée par celle de phénomènes cognitifs tels que l'expérience
auditive et multimodale (séance 3), la crédibilité (séance 4) et la fiction
(séance 5). Plus généralement, l'explication des rôles cognitifs, sociaux ou
politiques des objets culturels pourrait bénéficier de la prise en compte de
recherches sur l'attention (séance 6), les bases neurales de l’expérience
esthétique (séance 7) et la nature et le rôle des artefacts (séance 8).

Programme :

1. Lundi 18 février : Les prescriptions perceptives et narratives associées à
l'usage du son au cinéma (Partie I)
2. Lundi 17 mars : La nouvelle dimension acoustique du cinéma moderne : Tati,
Bresson, Duras, Ozon et la Nouvelle Vague (Partie I)
3. Lundi 24 mars : La théorie des objets audibles (Partie I)
4. Lundi 7 avril : Crédibilité, réalité et fiction (Partie I)
5. Lundi 21 avril : Simulation et référence dans la cognition ordinaire et la
fiction (Partie II)
6. Lundi 5 mai : Attention, réflexivité et méta-cognition dans la cognition
esthétique (Partie II)
7. Lundi 19 mai : La neuroesthétique (Partie II)
8. Lundi 2 juin : Les artefacts culturels et leurs effets cognitifs
(Partie II)

Monday, March 17, 2008

neuroaesthetics : abstract Mutamorphosis Prague 2008


Neuroaesthetics, Neurological Disorders and Creativity

The contemporary neurology about arts renews some fields yet opened before, like study of painted representation of neurological disorders, or diagnosis of neurological disorders of artists. But it opens also new fields as, at first, the study of how a neurological disorder can alter productivity in recognized artists and other creative people, which is a largely unexplored field.

This new neurology on arts, one of the currents of neuroesthetics, consists of the analysis of neurological and neuro-pathological processes of decay in the cognitive and creative abilities, of the clinical analysis of disease-related changes in the work : for example, Alzheimer‘disease in the case of Carolus Horn, supposed dementia in De Koonings’late paintings, impact of the subcortical infarction with right-sided paralysis in Caspar David Friedrich, unilateral left negligence after stroke in Fellini’s drawings.

Furthermore, a collaboration between clinicians and artists suffering neurological disorders begun, like in the case of the painter William Utermohlen who agreed to participate to studies on the decay of his artistic abilities during his Alzheimer’disease until his death. This collaboration between clinician and artists suffering neurological declines is a field in full expansion with the clinical study of effects of neurological deficits on artistic production. The comparison between them and the effects on people without artistic habits contributes to the knowledge of these diseases and the neurology of perception. It clearly shows also the influence of artistic and creative habits in the decrease of symptoms.

By the side of this research on cognitive deficiencies and artistic creation, neurological disorders which used to be obstacles to creation, such as epilepsy, migraine, stroke, became subjects of artistic production by the people suffering of it. In the case of epilepsy, the artist Jennifer Hall represented the imagery of hallucinations and flourishing visions she perceived during her epileptic seizures, aims also of other artists like Juliane Ahrems and Kellyann Geurts. Hall organized in the Do While Studio in Boston an exhibition about epileptic arts, called From the Storm, and exhibited in Canadian, American and Australian neurological conventions.
Visions created by the migrainous visual aura which seem to have affected Hildegard of Bingen, Chirico and Picasso, became a subject of inspiration with artistic manifestations like in UK ‘the migraine art” and the exhibition in San Francisco of this art, Mosaic vision.

This article aims at presenting the new relations between neurology and arts about effects of neurological diseases: stroke, epilepsy, brain trauma, Alzheimer, bipolar disorders, on creativity. The relations changed with the new collaboration of artists suffering them, and contribute to the new studies of how a neurological disorder can alter productivity in recognized artists and other creative people. But also, this new relation consists of the transformation of the traditional neurological obstacles into a subject of creativity and artistic productions.

Abstract of my article.
www.mutamorphosis

Sunday, March 16, 2008

click to play


Two or three things on blog writing

In contrary of appearances blog writing is not a simple and naive narcissistic practice. Of cause, the age of the practioner plays a role in this, like in the writing of poetry or diaries for adolesents before, i mean before the end of literary culture.

What strikes me most is profesionalism aspect, fake or not. In fact, the deep motivation is not to be read but to be recognized. The logic is not so far from the logic of scholar articles with all the statistical environment: how many have joined, have cited, and so on. The computarized knowledge police.
To be recognized as a leader blog in one field, that's the point. Blogs are indeed very specialized. Nothing to see with the presentation of a self but the presentation of a knowledge. You have to become a sort of specialized journalist of your own supposed domain and bettter not to escape of it. And if you have more than one idea, make another blog. One blog, one idea. Be competent for the blog challenge.
The dream is to be read as a newspapers on line, or a technical newsletters.
It is interesting also to see the use of blogs as articles in newspapers, version on line, for instance, Le Monde. Quick articles are presented under the blog form. Importation of a new form? It is a way of making fragmentation, the actual screen sensibility. Fragmentation, speed. Fake values. I am dreaming on a blog about slowness.

Dreaming of blogs done by machine with avatar appearance. Avatar's blogs.




Avatar beauty, Second Life style

From manga to video games and Second Life style, new forms of erotism











Saturday, March 15, 2008

blog of blog


Neuronal beauty


I recently read on a blog a text of mine, discovered by chance through Google. Interesting experience. The title was of the blogger and i could perceive the reason why he put the text on his site. This title did'nt fully correspond at my intention when i wrote the text for Yasmin, the origin has been obliterated. Funny and strange circulation of a text written for a special red called "Yasmin" from Leonardo. The text comes back like a boomerang. Or a synaptic liaison :

Thursday, February 28, 2008

Critique of V.S. Ramachandran’s ideas

Subject: Re: Synesthesia
Date: Mon, 25 Feb 2008 15:12:51 +0200
Bonjour, dear Y.........
Bonjour!
- I observe that a lot of messages in the section Synesthesia have no direct relations with the phenomenon of synesthesia but generally speaking with the relations between arts and the new field of neurosciences. I consider that to be very meaningful. The term synesthesia is used more as a metonymy for something much more extensive, which would include neuropsychology, neurobiology, cognitive psychology and what is called neuroesthetics.
- The idea of” that artists and writers are able to explore specific functioning of the cognitive system through their works” has nothing new. It is largely used by Semir Seki in Inner Vision: An Exploration of Art and the Brain. Oxford University Press: Oxford. (1999).Zeki who coined the term neuro-aesthetics illustrated every specialized cortical era by a painter. Fauvism was supposed to have explored the V4 era, specialized in the colour processing, and kinetic art would correspond to the specialization of V5. In his conference on the “Beautiful”, Jean-Pierre Changeux gives the example of Matisse as a neurophysiologist artist. There is an excellent article called « Art and Neuroscience », written by John Hyman, on line (http://www.interdisciplines.org/artcognition/papers/15 ), from a conference on line about art and cognition organized by ENS/ CNRS/ Institut Jean Nicod in 2005. John Hyman reminds the idea that artists would be neurologists as studying the brain with their own techniques is just a modernized rewriting of Helmhotz’s theory of 1871. According to Helmholtz, artists were explorers of visual system. John Hyman quotes Helmholtz in a text of 1871:
"We must look upon artists as persons whose observation of sensuous impressions is particularly vivid and accurate, and whose memory for these images is particularly true. That which long tradition has handed down to the men most gifted in this respect, and that which they have found by innumerable experiments in the most varied directions, as regards means and methods of representation, forms a series of important and significant facts, which the physiologist, who has here to learn from the artist, cannot afford to neglect. The study of works of art will throw great light on the question as to which elements and relations of our visual impressions are most predominant in determining our conception of what is seen, and what others are of less importance. As far as lies within his power, the artist will seek to foster the former at the cost of the latter."
After this quotation, Hyman comments: “In this passage, Helmholtz combines the idea that artists test and explore the visual system Most visual scientists have abandoned Helmholtz’s theory of vision. They no longer talk about sensuous impressions, or about the unconscious mind interpreting sensuous impressions. Instead, it is generally held that different parts of the brain are simultaneously performing various highly specialized tasks, reacting to form, or to motion, or to colour; and that somehow or other the results of these processes are combined to form a unified visual perception, although nobody is sure yet how this synthesis occurs.”
The article is furthermore a devastating critique of V.S. Ramachandran’s ideas on neuroesthetics.
3 For relations between arts and neurosciences, and especaillya arts and neuropsychology, I would recommend some books or articles:
- Rose, F. C. (Ed.), (2004). Neurology and Arts: Painting, Music, Literature. London: Imperial College Press.
-Bogousslavsky, J., & Boller. F. (Eds.). (2005). Neurological disorders in Famous Artists.
-Basel: Karger AG. Chatterjee, A. (2004). “The neuropsychology of visual artistic production”, Neuropsychologia, (42) 1568-83.
4 Sorry for that, I would indicate some personal papers. But one was done in Leonardo Conference in Prague, called : « neuroaesthtics, neujrological disorders and creativity”, which begins by: « Neurology of the arts or neuroaesthetics is a new branch of neurology especially concerned by neuropsychology of visual artistic production and cerebral localisation of musical perception and musical memory (Seki, 1999; Rose, 2004; Chatterjee, 2004; Bogousslavky & Boller, 2005). Among the different activities the new field of research is gathering, such as study of pictorial representation of neurological symptoms in the art history, diagnosis of artists’neurological diseases, this article will focus on the study of relations between cognitive disabilities for neurological disorders and artistic production by visual artists. Neurological deficits can change the work in content or in style, but can be used also as sources of inspiration, especially in the case of epilepsy and migraine. But some final diagnosis remain controversial as regards for instance the nature of the disease of Ravel, Van Gogh, or Giorgio de Chirico, (Bogousslavky & Boller, 2005) or even De Kooning!. According to Anjan Chatterjee (2004) writing about the breakdown of the visual representations: “The work produced by artists who have suffered from brain damage can contribute to our understanding of these representations“(p.1568) and it is also the opinion of Bogousslavky and Boller (2005): »Among more personal writings:
- Article, « Art et cerveau : vers la neuro-esthétique ? », in « Rencontre », Recherches en esthétique, Revue du C.E.R.E.A.P, n°12, 2006.
Cette revue reliée au Laboratoire d’Esthétique Théorique et Appliquée de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne est dirigée par Dominique Berthet, dans le comité de rédaction : Ernest Breleur et Marc Jimenez. - Colloque MutaMorphosis: Challenging Arts and Sciences, International Conference, Prague. A Leonardo 40th Anniversary celebration, Prague, novembre 2007.
Titre de l’intervention : “Neuroesthetics, Neurological Disorders and Creativity“ (La neuro-esthétique, désordres neurologiques et créativité)- Article en ligne : « Littérature, arts visuels, neuroesthétique », http://www.epistemocritique.org/spip.php?rubrique22
Épistémocritique, revue d’études et de recherches sur les littératures et les savoirs, Université du Québec - Intervention : « Dernières traces : l’ultime possibilité créatrice dans la maladie neurologique », Colloque Voyages Au Noir, organisé par le Centre des cultures et des arts de la Caraïbe et la délégation académique aux arts et à la culture, du vendredi 23 novembre au dimanche 25 novembre 2007, Martinique ( on line in the next months)
5 I am preparing an article for a conference on Besançon on memory at he ed of mars and one of my theme is on what Jonah Lehrer wrote on “Proust as an neuroscientist”.The theme is nothing new as we saw with Zeki and even Lemholtz. And furthermore a lot of authentic scientists have wrotten on relations between Proust and neurosociences. . As early as the 9th of november 1998, a specialist of Proust, Yves Tadié had presented in front of the Académie des Sciences morals et politiques, pusblished in the Revue of the Académie an article about “Proust neurologue”. In his recension for books and articles on it, there were, D.Shacter, Searching for memory, I. Rosenfield, Invention of memory, G. Edelman, Bright air, Bright fire, without speacking of Changeux and Vigouroux. What would be original in what he wrote on the theme should be on the speculative explanation of involuntary memory by prions, - whitout entering in easy commentaries of bizarre errors on Proust’s work. It is why in the article I compare this kind of new scientific fantasies with Narby’s explanation of memories in the nature. The well-know Jeremy Narby’s «hypothesis » in The cosmic snake: DNA and the origins of Knowledge postulates a link between the genetic code and shamanic knowledge, refering to a speculative hypothesis, that of Popp, Gu and Li. about biophotons like cellular language. In both texts, Narby’s and Lehrer’s you have the same importation of highly speculative theories connected to the genetic code to explain memory mechanisms. Of cause, my point of view is not to judge or condemn, but from an anthropological point of view, to describe phenomena of the contemporary imaginary.
Hervé-Pierre Lambert
Institut Nicod. EHESS